Formation apiculture avec la visite du service de communication de la présidence de la république du Sénégl

Formation apicole à Kédougou (2)

C’est en ce chaud mois d’avril que je retournai à Kédougou, retrouver ma troupe dynamique et motivée pour une 2e session de cours d’apiculture. Petite nouveauté de la semaine, je choisis d’amener mon vélo afin de soulager M. Diagne et sa bruyante petite voiture de mes aller-retours incessants. D’ailleurs à ce propos, par on ne sait quel miracle, le klaxon de la petite Volkswagen s’était entre temps réglé tout seul… Peut-être que les oreilles du véhicule et de son conducteur avaient sifflé depuis la publication de mon dernier article ! Mais qu’importe, venir en cours en vélo (tient, ça me rappelle quelqu’un) me fit sentir un peu comme chez moi, et me valut plusieurs fois un “Oh Madame, vous êtes courageuse !” Oui j’avoue, j’aime bien 😉

L’objectif de la semaine était la construction de 2 ruches kenyanes, leur préparation et leur installation, la découverte du matériel apicole, tout en continuant les cours théoriques sur le suivi des colonies et la technique de récolte. Une semaine avec plus de pratique, plus de bricolage, bref plus de concret.

 

Atelier bricolage : à vos marteaux et vos tournevis !

Atelier bricolage : à vos marteaux et vos tournevis !

Pour le cours sur la construction des ruches, j’avais imaginé la super idée de commander des ruches en Kit afin de laisser les étudiants monter eux-mêmes les ruches. J’avais donc commandé les planches et les barrettes aux bonnes dimensions chez mon menuisier préféré à Tamba, à qui j’avais demandé de faire des pré-trous pour visser plus facilement les planches. J’avais tout vérifié, tout semblait marcher comme sur des roulettes…

Mais c’était sans compter le transport pour se rendre à Kédougou ! Eh oui, après 5 heures de 7-places sur une route en nid de poule, les planches n’étaient comment dirais-je… plus tout à fait droites à l’arrivée ! Ce qui eut pour conséquence que les pré-trous n’étaient plus en face les uns des autres et que les planches gondolées laissaient apparaître des espaces entre les jointures… Je ne vous dis pas la panique moi toute seule devant mes étudiants qui, de dépit, commençaient à frapper du marteau sur les vis…

Heureusement que j’avais mon vélo sous la main, et je laissai quelques instants le groupe pour filer au marché et trouver quelques pointes, de la colle et de la sciure de bois. Au passage, j’en profitai pour échanger la marmite toute neuve achetée la veille et qui fuyait… oui, on est bien au Sénégal, chaque jour nous réserve son lot de surprises !

Quelques heures plus tard, les ruches furent enfin montées, les trous rebouchés et le bois huilé. Ouf, l’honneur était sauf ! Et puis l’air de rien, cela aura permis aux étudiants de voir qu’il faut savoir faire preuve de ressources quand tout ne se passe pas comme prévu.

La ruche en Kit, bientôt disponible dans tous les magasins IKEA, avec son petit plan et son paquet de vis ;-)

La ruche en Kit, bientôt disponible dans tous les magasins IKEA, avec son petit plan et son paquet de vis 😉

Petite astuce bricolage : comment fabriquer un mastic pour boucher les trous

Petite astuce bricolage : comment fabriquer un mastic pour boucher les trous

Voici la première ruche...

Voici la première ruche…

Et voilà la 2e !

Et voilà la 2e !

Le deuxième bricolage du jour fut la préparation des amorces de cire. J’avais choisi ma méthode à la marmite, plus simple que celle du contre-plaqué… enfin si l’on dispose d’une marmite qui ne fuit pas évidemment. La veille, j’avais fait mon petit cours de maths avec le problème suivant : “Quelle quantité de cire doit-on mettre dans notre marmite de 29 cm de diamètre pour obtenir un disque de 2,5mm d’épaisseur ?”…

Pas évident au début mais nous y sommes arrivés. J’ai même eu droit à un “Je donne ma langue au chat”… expression typiquement française qu’ils avaient bien retenue depuis les premiers cours, c’est au moins ça ! Il va falloir que je songe à inclure des expressions creusotines pour donner du fun à mes cours 😉

Préparation de la plaque de cire pour les amorces : la cire est fondue dans une marmite d'eau, et forme une belle plaque de l'épaisseur voulue à la surface de l'eau.

Préparation de la plaque de cire pour les amorces : la cire est fondue dans une marmite d’eau, et forme une belle plaque de l’épaisseur voulue à la surface de l’eau.

Une fois les amorces prêtes, il faut les insérer dans les barrettes et les coller à l'aide de la cire chaude

Une fois les amorces prêtes, il faut les insérer dans les barrettes et les coller à l’aide de la cire chaude

Chacun sa barrette !

Chacun sa barrette !

Et chacun s'applique !

Et chacun s’applique !

Un autre exercice que j’avais testé en Mauritanie et qui avait été beaucoup apprécié fut la simulation de la récolte. Puisque nous avions les ruches vides sous la main, les étudiants passèrent par groupe de 3 en se partageant le travail, afin de connaître les bons gestes à faire pendant la récolte. Toute une coordination de mouvements entre coéquipiers qu’il est bon de répéter plusieurs fois. Evidemment, il faut un peu d’imagination pour se projeter de nuit avec les abeilles autour. L’idéal serait d’avoir des casques de réalité virtuelle pour voir les abeilles et s’habituer à leur présence… peut-être qu’un jour cela existera !

Chacun ses outils : l'enfumoir et la torche, le lève-cadre, le seau et la brosse

Chacun ses outils : l’enfumoir et la torche, le lève-cadre, le seau et la brosse

Formation apicole à Kédougou (2)
Formation apicole à Kédougou (2)

Le dernier jour, l’objectif était d’aller installer les 2 ruches dans le rucher de Victorin, qui avait très gentiment accepté de nous laisser une petite place chez lui. Nous retournâmes dont de l’autre côté du fleuve avec tout notre matériel. Petite surprise, une équipe de tournage était de passage afin de faire un reportage sur les formations financées par l’Etat. Nous nous sommes donc prêtés au jeu et avons fait un petit cours en pleine nature sous les yeux curieux de la caméra, de M. Diagne et d’un drone. Des trois, je ne sais pas lequel aura le plus intimidé les étudiants ! En tout cas, il ne manquait que les abeilles pour être en situation réelle. Bientôt, les étudiants, bientôt !

Reprise de la simulation de la récolte, cette fois-ci avec les combinaisons..

Reprise de la simulation de la récolte, cette fois-ci avec les combinaisons..

Notez que notre ami Thierno avait mis sa vareuse à l'envers ;-) Mais on lui pardonne c'était la première fois !

Notez que notre ami Thierno avait mis sa vareuse à l’envers 😉 Mais on lui pardonne c’était la première fois !

Pierre, choisi pour parler au nom du groupe devant la caméra

Pierre, choisi pour parler au nom du groupe devant la caméra

Formation apicole à Kédougou (2)
Un peu tendu au début...

Un peu tendu au début…

Plus à l'aise à la fin !

Plus à l’aise à la fin !

"Alors Pierre, les cours, ils sont intéressants ?" (attention, le professeur écoute !)

“Alors Pierre, les cours, ils sont intéressants ?” (attention, le professeur écoute !)

Voilà donc pour notre semaine encore bien remplie. De mon côté, mon challenge fut de faire un effort pour retenir le nom de tous mes étudiants… ce qui reste encore difficile ! C’est étrange comme on retient plus facilement le nom de ceux qui sont toujours au premier rang et qui répondent à toutes les questions, comme de ceux qui se font remarquer au fond de la classe et qui se plaignent pour un rien !

Pas évident quand on a dans une même classe 8 personnes dont le nom de famille est Diallo, et dont certains ont également le même prénom (généralement Mamadou). Il faut donc apprendre le 2e prénom… et encore, parfois cela ne suffit pas, certains sont de vrais homonymes et il faut alors retenir la date de naissance ! Chaud, chaud, chaud ! D’autant plus que nous les toubabs ne sommes pas très doués pour cet exercice de mémoire, au contraire des Sénégalais qui peuvent retenir votre nom toute leur vie alors qu’ils ne vous ont vu qu’une seule fois… j’en serai toujours épatée ! Mais je m’améliore, je fais des recoupements entre ma liste, l’ordre des groupes et les photos… après un travail digne d’un Sherlock Holmes, d’ici la 3e semaine, je devrais être au point !

Formation apicole à Kédougou (2)
Eh voilà, il n'y a plus qu'à attendre que les ruches se peuplent !

Eh voilà, il n’y a plus qu’à attendre que les ruches se peuplent !

Formation apicole à Kédougou

Alors qu’en 2016 j’étais allée jusqu’en Mauritanie pour réaliser une formation d’initiation à l’apiculture, cette année je me suis engagée dans la formation d’un groupe de jeunes de Kédougou, une petite ville située au Sud-est du Sénégal, là où les collines rocheuses donnent un peu de relief à ce Sénégal si plat.

Forte de mon expérience mauritanienne, cette formation ne me fait pas peur. Pourtant l’enjeu est de taille. En effet, il s’agit d’une formation professionnelle destinée à des jeunes de la région qui ne sont plus dans le circuit scolaire classique. Autrement dit, il s’agit d’une vraie formation s’étalant sur plusieurs mois et visant à valoriser l’apiculture comme un vrai métier. Rien que ça !

Pour cela, j’ai dû travailler en collaboration avec l’Institut Supérieur d’Etudes Technologique Appliquées (ISETA) et son dynamique directeur Mamadou Boye Diallo. Diallo, je le connais depuis longtemps, depuis mes débuts à Tambacounda lorsque je n’avais pas encore internet à la maison et que je devais me rendre dans son Cyber pour me connecter en 512k sur des ordinateurs douteux aux claviers farceurs… quelle époque ! Bref, depuis tout ce temps, j’ai fait le chemin que vous connaissez, et Diallo de son côté a créé une école à Tambacounda, rien que ça ! Son idée était de donner aux jeunes de la région une opportunité de formation locale en favorisant la formation professionnelle et des filières d’avenir… informatique (son domaine), comptabilité, mais aussi agriculture, élevage… Avec à la clé un diplôme reconnu par l’état : BTS, CAP, Licences professionnelle…

Cette année, ISETA a reçu un appui conséquent du Ministère de la formation professionnelle à travers son programme 3FPT qui a octroyé une série de bourses pour les étudiants. C’est ainsi que nous avons pu initier la filière apicole, qui devrait aboutir en un Certificat de Spécialité reconnu par l’Etat. Une première au Sénégal, car si les formations dans le domaine de l’apiculture ont été fréquentes depuis des décennies, elles ne se sont jamais adressées spécifiquement aux jeunes, avec une démarche de professionnalisation et de reconnaissance au niveau national. Le travail est donc énorme, et devra notamment conduire à la création d’un curriculum du Certificat de Spécialité en apiculture, qui garantira que l’étudiant aura acquis toutes les compétences essentielles de son métier.

Cette année également, ISETA s’est agrandie et vient de créer une antenne à Kédougou, ville natale de Boye Diallo, en partenariat avec Docteur Guiro, pharmacien de son état. C’est donc là-bas que nous avons constitué un premier groupe d’étudiants apiculteurs, qui seront entre mes mains jusqu’à fin mai.

Le contexte étant posé, je vais donc vous compter ma première semaine en tant que « Madame » la professeure d’apiculture…

Tout d’abord, après un parcours laborieux de 230km de vielle route en nid de poule, j’arrivai à Kédougou en 7-places et fut accueillie par M. Diagne, Directeur des études à ISETA Kedougou, étonnant sérère exilé dans cette contrée lointaine pour la bonne cause. Il m’aura d’ailleurs inlassablement accompagné tout au long de la semaine entre les différentes salles de cours et mon lieu d’hébergement, à bord de sa vieille volswagen déglinguée qui avait la particularité de klaxonner en permanence. Sa voiture n’en était pas moins équipée d’un lecteur-radio dernier cri, relié en bluetooth à un smartphone rutilant, permettant de passer en continu et à fond les cageots la bonne vieille musique préférée de M. Diagne. A savoir la totale des Beatles, de Simon and Garfunkel, de Dire Straits, de Crosby Stills Nash and Young… Ce qui n’était pas pour me déplaire tant pour le côté nostalgique que pour l’incongruité de la situation.

Ainsi escortée j’ai donc découvert mon groupe d’étudiants, présenté par Soumaré, le président du Conseil régional de la jeunesse. Une trentaine de jeunes âgés entre 16 et 26 ans, d’ethnies peuls, bassari, bédik et malinké, et de niveau scolaire variable, allant du BFEM (diplôme d’entrée en 6e) au Bac. Beaucoup de garçons, mais aussi heureusement quelques filles. Il est vrai que tous n’avaient pas mis la spécialité apicole en premier choix, car le nombre de places par filière était limité et que certains cursus nécessitaient d’avoir au moins le bac. Je m’y attendais et je pensais même que j’aurai des désistements…

Mais j’eus la surprise d’avoir un très bon taux de présence du premier au dernier jour, mis à part quelques soucis d’horaires classiques. J’eus aussi la surprise d’avoir un groupe motivé, n’ayant pas peur de participer en classe, et globalement sage. Mis à part le dernier jour lorsque j’eus la mauvaise idée de sortir mon mémory des abeilles pour faire des révisions ludiques… le jeu tourna alors en une espèce de tournoi de catch assourdissant, les deux équipes s’accusant mutuellement de tricherie. On ne m’y reprendra plus ! Pourtant, j’aurai dû me méfier depuis mon expérience des jeux de cartes avec les écogardes de Koussan…

Même si la première semaine était plutôt théorique et nécessitait une forte présence en salle avec power point et compagnie, nous avons tout de même pu réaliser deux sorties nature. La première était une sortie botanique au bord du fleuve Gambie, où chaque étudiant avait la tâche de ramener une fleur différente, afin de comparer les pièces florales de retour en salle. A cette occasion, nous eûmes la chance d’observer quelques abeilles butiner (ouf, l’honneur est sauf !), mais aussi de croiser les traces d’une récolte de miel sauvage avec le feu, ou encore des bergers transhumants coupant les branches d’un arbre magnifique afin de nourrir son bétail. De quoi nourrir mon futur cours de préservation de l’environnement…

La deuxième sortie fut plus intense et permis aux étudiants d’avoir un premier contact avec les abeilles et les ruches. En effet, nous partîmes de bon matin de l’autre côté du fleuve afin de visiter le rucher d’un grand apiculteur local, Tamba Boubane, mieux connu sous le doux nom de Victorin. Les délais pour la formations étaient tels que nous ne pouvions pas attendre d’installer les ruches, de les peupler et de les récolter. Il nous fallait donc un apiculteur local expérimenté qui accepte que les étudiants viennent manipuler ses ruches. Victorin accepta immédiatement, tout ému que l’on pense à lui, et touché que l’on veuille former les jeunes de la région. Lui aussi avait jadis bénéficié d’une formation, qui lui permis de pratiquer l’apiculture au sein d’un groupement de 7 apiculteurs. L’objectif de cette sortie n’était bien sûr pas d’ouvrir les ruches, mais de se familiariser avec les abeilles et d’interviewer un professionnel.

En conclusion, cette semaine fut pour moi très enrichissante, car elle me permit de rencontrer de nouveaux apiculteurs avec qui échanger, mais aussi de mettre à l’épreuve mes compétences pédagogiques. J’ai beaucoup apprécié de m’adresser à des jeunes directement en français. Dans mes expériences précédentes, je me faisais constamment traduire en langue locale, et je faisais donc moins attention aux termes que j’employais. De plus, les traductions diminuaient le temps disponible et j’étais souvent obligée de faire court. Là il me fallut être précise, écrire au tableau les termes inconnus, spécifier « C’est important, notez » lorsque je voyais l’attention diminuer. C’était un peu comme un retour au collège, mais là c’est moi que l’on appelait Madame. Ça ne nous rajeunit pas…

Rédigé par Claire CLEMENT

Tambacounda: ISETA innove, lance une Téléweb et crée une filière « Génie Informatique »

Boye Diallo déborde d’imagination et d’énergie. Après avoir ouvert une école de formation professionnelle, le jeune opérateur économique dote celle-ci d’une filière « Génie Informatique » et lance une télévision sur le web. 10 des ses étudiants préparent un voyage au Brésil où ils sont admis à l’université UNIJI de Porto Alegre.

C’est un bouleversement de perspectives que l’ISETA prêche et applique, lentement certes, mais très sûrement. Conscient des énormes opportunités d’emploi qui s’offrent aux jeunes du pays avec le passage de l’analogique au numérique, Boye Diallo anticipe au niveau de son établissement de formation professionnelle et crée une filière « Génie Informatique » où les étudiants vont s’outiller en télécommunication, multimédia, développement du web, en programmation ou encore en réseau et sécurité. Si l’on en croit M Diallo, outre l’Université Gaston Berger de Saint Louis et celle de Thiès et quelques rares autres structures de formation professionnelle, Tambacounda sera l’une des toutes premières régions du pays à disposer d’une telle opportunité de formation. Deux experts, un marocain et un français sont d’ailleurs attendus à Tambacounda pour dispenser des cours. « Avec cette niche d’emplois que va générer le  passage de notre pays au numérique comme annoncé par le premier ministre, je ne pourrai guère supporter que les jeunes de Tambacounda soient laissés sur le carreau parce qu’ils n’ont pas les qualifications requises » a expliqué l’opérateur économique qui annoncera dans la foulée la création d’une Téléweb avec des partenaires américains.  Ces derniers seraient prêts à y investir une fortune surtout avec le live streaming qui fera que des programmes d’information, de films qui vont être réalisés à Tambacounda avec le concours du ministère de la culture, des offres publicitaires, des annonces tout comme un forum de discussion sur un thème choisi en fonction de sa pertinence et de son intérêt ainsi qu’une radio, seront mis en ligne.

Déjà, des étudiants de cette filière « Génie Informatique » vont effectuer un stage à la station régionale de la RTS et dans d’autres entreprises officiant dans la région, a souligné le directeur d’ISETA. Dix étudiants de l’ISETA ont bénéficié d’une bourse et vont se former à UNIJI, une université brésilienne de la ville de Porto Alegre. Pendant ce temps, des étudiants comoriens et gabonais vont aussi séjourner à Tambacounda. De belles perspectives qui font qu’à Tambacounda, les défis du développement durable pourraient à la longue être relevés avec des jeunes bien formés.

Boubacar Dembo TAMBA/www.tambacounda.info/

Tambacounda : ISETA fait la fierté de toute une région

ISETA_senegal

L’Institut Supérieur des Etudes Technologiques Appliquées (ISETA) créé à Tambacounda par un jeune entrepreneur, est un véritable projet qui se veut pour mission de former des managers professionnels. Et pour contribuer efficacement au développement de la région naturelle du Sénégal Oriental (Tambacounda et Kédougou), le jeune promoteur et non moins Président Directeur Général de cet Institut, Mamadou Boye Diallo, car c’est de lui qu’il s’agit, se dit fier de contribuer à faire bouger les lignes du développement et cela à travers la formation de leaders, porteurs de valeurs de modernisation de la société. M. Diallo de laisser entendre que les jeunes de cette région éprouvent d’énormes difficultés pour embrasser des études professionnelles dans les instituts supérieures d’enseignement. Plus particulièrement des formations professionnelles adaptées à la région de Tambacounda et aux besoins de la population. « Nous avons alors jugé nécessaire de nous orienter vers des qualifications qui répondent aux besoins de cette jeunesse. Nous nous sommes alors dit que tous les jeunes de Tambacounda n’ont pas la chance d’aller à Dakar pour des études à l’Université et très souvent faute de tuteurs. De là, nous nous sommes engagés à créer la première école de formation professionnelle, reconnue par l’Etat du Sénégal ». Mamadou Boye Diallo de poursuivre que « Nous avons reçu des félicitations de partout pour cet engagement qui nous a valu une audience nationale avec des félicitations de l’Office Nationale de la Formation Professionnelle (ONFP), mais aussi internationale. C’est donc pour nous, une porte ouverte pour le jeune tambacoundois afin d’arrêter le rêve d’aller à Dakar ». Un rêve qui se résulte pour la plus part par un échec et des regrets. Et cela surtout pour les filles qui rencontrent de sérieuses difficultés pour s’adapter à Dakar.

Le PDG de ISETA de souligner avec force que trois valeurs fondamentales constituent la référence ultime et le socle sur lequel la culture de l’Institut est basée. Il s’agit de l’ambition, de l’innovation et du sens de l’engagement. Compte tenu de toutes les performances, « nous avons eu des contrats d’embauche. Ainsi donc 90% de nos étudiants de la première génération travaillent aujourd’hui. Nous avons des étudiants qui ont des stages prêt- embauche. Et sur les 32 de cette génération, seuls trois n’ont pas encore décrochés leur premier emploi. Mais nous sommes contactés par l’ANPJ pour l’envoi de leur CV ainsi que leur diplôme. Nous osons croire qu’ils seront bientôt recrutés par une agence. Donc bientôt nous serons à 100% de recrutement de nos étudiants de la première génération ». Tout ceci s’inscrit dans le registre de l’engagement de former des managers entrepreneurs et responsables capables de gérer dans la complexité et d’améliorer la performance des entreprises dans une économie en émergence. Pour cela, ISETA encourage la production intellectuelle pour encore contribuer à l’enrichissement des connaissances en gestion. Ce qui permettra de faire évoluer les pratiques managériales dans une société en transition indépendante et engagée à l’international.

L’extension de l’établissement

Pour faire du bachelier un jeune futur manager, responsable, autonome et efficace mais aussi répondre aux attentes du monde professionnel avec un enseignement de proximité, l’établissement est entrain de grandir. Car d’un seul appartement la première année, il passe à 3 cette année. Le 3e étant en plein chantier au niveau de 2e étage. « Cela veut tout simplement dire que la population a eu confiance à nous et à ce que nous faisons. Notre slogan est « Yes we can » et nous allons y arrivé », ajoute Mr Diallo. Et d’ailleurs, si tout ce passe bien, «  tous nos meilleurs étudiants auront une bourse étrangère avec nos universités partenaires ». Une manière de dire qu’ISETA a qua triplé son effectif en deux ans seulement d’existence. Le PDG de ISETA souligne aussi qu’un autre chantier vers le Lycée Mame Cheikh Mbaye est entrain de voir le jour pour des laboratoires. Car ISETA aura une filière génie minier avec des partenaires canadiens mais aussi avec des brésiliens pour une filière agro business.

Dans les NTIC ISETA vient d’être ériger en académie CISCO INTERNATIONAL. La certification délivrée est reconnue au niveau international car les évaluations se font avec les partenaires américains. Aujourd’hui ISETA a envoyé des enseignents pour une mise à niveau pour la réussite des enseignements et apprentissages dans ce domaine au niveau du centre de calcul de l’UCAD.

« Aujourd’hui nous n’avons rien à envier à toute autre grande école. ISETA a sa propre spécificité et un slogan « EDUQUER LA PROFESSION ». Ainsi des modules pour les professionnels qui souhaitent poursuivre leur formation ou leurs études seront disponibles », conclut le Président Directeur Général de l’Institut Supérieur des Etudes Technologiques Appliquées.

source: Tambacounda.info

Formation professionnelle à Tambacounda : lSETA marque son territoire

iseta2

En seulement une saison, la deuxième année scolaire venant de démarrer, l’Institut Supérieur des Etudes Technologiques Appliquées (ISETA) commence à bien marquer son territoire à Tambacounda. Après les agréments obtenus auprès de la tutelle et de l’Office National de la Formation Professionnelle (ONFP), l’ISETA développe des partenariats féconds avec d’autres grandes écoles et autres structures financières pour apporter sa contribution à la formation de nos jeunes dans des filières adaptées aux besoins de la région.

L’agrément en poche, le 00175 MFPAA/SG/DFP/MN du 17 avril 2014, celui de l’Office National de la Formation Professionnelle (ONFP) comme opérateur ayant suivi le 9 septembre de la même année, il ne reste plus qu’aux membres de l’instance directionnelle de l’Institut Supérieur des Etudes Technologiques Appliquées (ISETA) de mettre les pieds dans le plat et se frayer un passage dans le monde stratégique et indispensable de la formation professionnelle ici dans la région de Tambacounda qui traine malheureusement les pieds en la matière. Boye Diallo et ses partenaires ont commencé à outiller une première promotion d’étudiants dans les domaines du Management de l’Environnement, du Développement Local tout comme de la Gestion et de la Comptabilité. Cette année le Génie Informatique, le Développement Durable, la Production en Elevage, le Management de la qualité ou encore la Maintenance de machinerie agricole et de forage se sont ajoutés aux filières. Des enseignants expérimentés et chevronnés venant de Dakar et même de Paris par moments, se joignent aux experts locaux officiant dans les ONG, projets et programme ayant pignon sur rue à Tambacounda pour diffuser leur savoir faire.

Une convention de partenariat avec l’Institut des Etudes d’Administration et de Management (IEAM) de Paris, dans le cadre d’un programme Sino-Européano-Méditerranéen (SEM) donnerait la possibilité pour les étudiants de l’ISETA de faire leurs premières et deuxièmes années d’études ici au Sénégal et leurs troisièmes, quatrièmes et cinquièmes années en Chine. L’autre atout que les dirigeants de l’ISETA mettent en exergue, c’est le développement d’une bonne politique sociale à l’endroit des étudiants dont les parents sont démunis. Selon Boye Diallo, non seulement l’école applique un taux social à ces étudiants mais développe aussi, dans le cadre d’une convention avec l’ONG Fallou, une politique de prise en charge des étudiants aux revenus modestes ». Avec AL HUDA, une banque islamique officiant au Quatar, au Pakistan et à Dubaï un projet de développement d’une filière micro finance islamique est en gestation tout comme un projet de campus avec des partenaires Gabonais pour un programme d’échange annuel de 100 étudiants.

Boubacar Dembo TAMBA / www.tambacounda.info /

Tamba – L’ISETA se renforce avec trois Comoriens

iseta cameron

iGFM – (Tamba) L’Institut Supérieur des Etudes Technologiques Appliquées de Tamba (ISETA) qui a ouvert ses portes au courant du mois d’octobre 2013 dans la capitale orientale s’est enrichie avec la venue d’étudiants étrangers. Il s’agit de trois Comoriens (deux garçons et une fille).

Malgré les critiques tout azimuts depuis sa mise en place dans la capitale orientale au mois d’octobre 2013, l’Institut Supérieur des Etudes Technologiques Appliquées de Tamba (ISETA) vit son âge d’or car jouissant d’une réputation de qualité qui dépasse nos frontières. Car dans la journée du samedi, le Président Directeur Général Mamadou Boye Diallo flanqué du Président de l’Union du Haut Conseil Franco Comorien en France Salim Assane et du Président des étudiants Comoriens à Dakar Saïd Mohamed a procédé à la présentation des trois nouveaux pensionnaires de l’Institut.

Il s’agit de trois étudiants dont deux garçons et une fille, en provenance de Comores. Pour le PDG Mamadou Boye Diallo, la région orientale qui regorge de potentialités dans tous les domaines est toujours traitée en parent pauvre en ce sens que l’ISETA qui a une large vocation professionnelle, a décidé d’ouvrir ses portes à l’international afin d’asseoir une politique de développement durable et un modèle.

Pour le patron des Comoriens Salim Assane, la proximité du Sénégal par rapport à l’Europe, le coût acceptable des études par rapport à la qualité, sont également des motifs valables qui poussent certains étudiants à préférer le Sénégal pour leur formation. Ces deux derniers facteurs ont été déterminants dans le choix opéré par de ces étudiants qui ont choisi Tambacounda dans le cadre d’un partenariat.

A en croire M Salim, les étudiants des îles Comores peuvent atteindre le nombre de 100 en octobre prochain à ISETA, sous le parrainage du Ministre comorien de la formation. Selon M Salim entre son pays et le Sénégal c’est une histoire d’amitié, mais aussi de confiance d’autant plus que la plupart des cadres fonctionnaires des Comores sont formés au Sénégal. De plus, à Tambacounda, les étudiants Comoriens ne seront pas dépaysés comme cela aurait été le cas s’ils étaient allés ailleurs. Reste que tous les étudiants Tambacoundois de l’ISETA souhaitent la bienvenue à leurs nouveaux camarades.

source: JGFN.SN

Tambacounda : Appui aux étudiants : l’ISETA offre des bourses d’études à l’ASERT

iseta-Mamadou Boye Diallo ASERT

L’association des étudiants ressortissants de Tamba (ASERT) vient de décrocher 15 demi-bourses d’études pour ses membres. Ce résultat obtenu, est le fruit du partenariat noué entre leur association (ASERT) et l’institut supérieur des études technologique, dénommée ISETA qui vient d’ouvrir ses portes à Tamba.

Placé sous la directive de Boye Diallo, un fils de la région, cet institut ambitionne de promouvoir le développement social et professionnel des fils de la région. C’est dans l’optique de contribuer au plein épanouissement des jeunes de la région et particulièrement les étudiants, que s’inscrit la mise en place de cet institut à Tamba, confie monsieur Diallo. Il ajoute que les conditions de vie et d’études des étudiants de Tamba à Dakar laisse parfois à désirer, raison pour laquelle, il a jugé nécessaire d’intégrer l’ASERT dans ses cibles, pour pouvoir aider les étudiants, mais aussi et surtout participer à sa manière à la construction de l’édifice de Tambacounda, renchérit Boye Diallo, séduit par l’adhésion de l’ASERT à son institut.

Sa collaboratrice madame Diouf de poursuivre à la suite de Diallo que c’est aussi et surtout dans le souci d’aider les étudiants qui ont des problèmes pour continuer leurs études à Dakar que s’inscrit aussi la convention de partenariat qu’ils viennent de nouer avec les étudiants. Et c’est pourquoi, fulmine-t-elle, nous avons jugé nécessaire de les associer, les intégrer et les impliquer dans tout ce que nous entreprenons. Suffisant aussi pour qu’elle leur exhorte à profiter de la main tendue de l’ISETA et de faire bon usage des bourses qui leur sont offertes. Les étudiants, représentés par leurs camarades des commissions sociales et pédagogiques, respectivement avec Mamadou Bamba Diouf et Fily Cissokho, accompagné de Mamadou Sall, ont d’emblée saisi l’opportunité qui leur est offerte pour remercier monsieur Diallo d’avoir bien voulu penser à eux, connaissant aussi les difficultés auxquelles ils font face à Dakar et dans les autres universités.

Cela montre encore une fois tout l’attachement que vous portez sur nous, ont-ils martelé à son endroit. Votre crédo c’est de participer à l’édification de la région. Et nous associer à cette œuvre de construction de la région en nous donnant des bourses d’études nous va droit au cœur, renchérit les représentants de l’ASERT très émus de l’acte de monsieur Diallo. Cependant, ils (les étudiants) ont promis séance tenante, de s’investir dans la promotion de l’institut qui n’est qu’une aubaine pour eux les étudiants. A chaque fois, des étudiants se déplacent sur Dakar à la recherche d’institut ou d’école de formation. Maintenant, ISETA est là et répond parfaitement aux besoins en formation des étudiants, s’est glorifié Fily Cissokho.

Le fait d’avoir cet école de formation à Tamba est salutaire dira Bamba de la commission sociale de l’ASERT, et selon lui, il permettra d’abréger les souffrances des étudiants qui ont maille à pâtir avec les difficultés de la capitale. Et le plus encourageant dans tout cela, clament-ils, l’ISETA ambitionne de faire d’eux, de futurs leaders capables demain de prendre en charge et ce, de manière efficace les destinés de la région voire du pays. Suffisant, diront-ils rassurés pour faire sa promotion.

Par-Abdou Dièye-(Actu24 TAMBA)-

 

Mamadou Boye Diallo : « Que les journalistes aussi contribuent à la valorisation de l’image de Tambacounda »

Le Président Directeur Général de l’ISETA, M. Mamadou Boye Diallo a accordé ce jeudi 05 juin 2014, une interview exclusive au portail web alkuma.info pour revenir sur la conférence publique organisée à Tambacounda sur le thème « Tambacounda, carrefour économique » animée par le Pr Boillot de Paris Sorbonne. Il invite les journalistes à valoriser l’image de Tambacounda pour « attirer les investisseurs car un produit mal emballé est mal vendu ».

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Entretien réalisé par Maké DANGNOKHO

Vous avez organisé ce jeudi une conférence publique sur le thème : « Tambacounda, carrefour économique ». Quel a été l’objectif de cette rencontre ?

Il s’agissait de Mettre en exergue les caractéristiques essentielles des contraintes associées aux difficultés d’accès aux capitaux par les acteurs de l’économie de base ; Permettre aux participants d’avoir une vision plus claire de la décentralisation et de la valeur ajoutée qu’elle est susceptible d’apporter aux actions de développement local ; Présenter la signification et les grandes lignes des mécanismes de développement durable en mettant le focus sur la dimension sociale des services associés à ce système ; Montrer la place et le rôle de l’apport des capitaux dans la création et l’accroissement des capacités de productivité des acteurs économiques à la base (y compris ceux du secteur de l’informel) dans le contexte du développement local.

Aussi vendre la position de carrefour de la région au plan international en vu de faire venir des entreprises à Tambacounda pour toute la sous région tout en adoptant le model asiatique.

Que peut-on retenir de la conférence ?

Ce que l’on peut retenir c’est la forte mobilisation des opérateurs économiques de la région. Il y avait environ 400 participants venus de Bakel, Koumpentoum, Goudiry et Tambacounda. Les échanges ont été pertinents et les participants ont compris beaucoup de choses sur les questions d’investissements et surtout les opportunités à saisir dans le développement du secteur privé pour être en phase avec le PSE du président de la République, M. Macky Sall.

Qu’est ce qui a motivé le choix du Conférencier Pr Jean Joseph Boillot de Paris Sorbonne ?

Son choix est motivé par le fait qu’il est un économiste qui a beaucoup travaillé sur le model asiatique et qui a publié une vingtaine d’ouvrages. Il est aussi le président d’un des plus grands réseaux d’investisseurs asiatiques et européens. Rappelons qu’il y a quelques jours, il a animé de grandes conférences à Dakar avec la présidente du Conseil économique social et environnemental du Sénégal, Mme Aminata Tall avec huit autres ambassadeurs. Alors, nous nous sommes dits (ISETA, et le collectif des opérateurs économiques de Tambacounda) qu’il peut contribuer à vendre notre région.

Les résultats escomptés ont-ils été atteints ?

Oui, ils ont été atteints. La participation a été massive et la conclusion de la conférence a été motivante et instructive. Et la promesse par le Pr Boillot de faire venir le plus vite possible des PME en agroalimentaire dans ces mois qui suivent pour booster ce secteur est rassurante.

Vous êtes aussi dans la formation professionnelle depuis quelques mois. L’expérience est-elle intéressante ?

Notre Institut supérieur des études technologiques appliquées (ISETA) a été créé pour répondre aux besoins des enfants de la région pour une formation de qualité et accessible. Car, nous sommes habitués à ce que les autres viennent créer chez nous, nous apprendre. Cette fois ci, c’est l’institut des tambacoundois eux-mêmes qui mettra dans un bref délai à la disposition des enfants du terroir un campus.

Et l’innovation, c’est le partenariat obtenu avec d’autres instituts internationaux.

Pour revenir à la question, en tant qu’ancien professeur ce n’est pas du nouveau mais plutôt une continuité sur des étapes. Car, rappelons, j’ai été le premier à faire passer l’heure de connexion à l’internet de 1500 F à 250 F CFA. Alors, vous voyez que ce n’est qu’une étape parce que d’autres projets sont en vue.

Entreprendre à Tambacounda est elle une chose aisée ?

Entreprendre comme le mot l’indique veut dire pour moi « entre et prend » des initiatives sans rien attendre d’un autre. Car, on ne peut jamais développer notre terroir en attendant tout des autres. Même l’Etat ne peut pas y arriver.

Qu’est ce qui selon vous peut booster l’économie de la région de Tambaconda ?

Rappelons que Tambacounda est riche sur plusieurs plans : ressources humaines, sous sol, sol et c’est la seule région au Sénégal qui est frontalière avec quatre pays de la sous-région. Pour moi, avec la crise mondiale, nous ne devons pas laisser les pays du Maghreb être les seuls à encourager ou à faciliter la délocalisation des entreprises du Nord. Car, notre pays a une démocratie exemplaire, une stabilité remarquable, et une situation bancaire sécurisée.

De ce fait, avec des gens comme le Pr Boillot, nous pouvons bénéficier de cartes relationnelles avec des entreprises pour les encourager à s’installer à Tambacounda et vendre dans les différents pays limitrophes. En termes de formation des employés, ISETA va répondre à leurs demandes car, c’est la principale question qu’ils posent : comment former des travailleurs !

Nous pensons qu’avec cette méthode qui consiste à pousser à délocaliser Tambacounda va changer d’image car mon rêve est que la majorité des jeunes de la région trouve un emploi. Au plan de la communication, nous voulons aussi que les journalistes nous aident à valoriser l’image de Tambacounda car un produit mal emballé est mal vendu.

Source : alkuma.info

alkuma.info, vendredi 6 juin 2014